Nous avons passé une nuit confortable dans notre hostel et la journée s'annonce plutôt tranquille. Nous allons continuer la visite de Cuenca qui est la troisième ville du pays et une des plus jolies.
Je dis hostel et non hôtel car, nous apprend Nora, c'est ainsi qu'on appelle les hôtels réservés aux baroudeurs. Ils sont équipés d'une cuisine et de dortoirs. La clientèle est plutôt jeunes et des espaces sont réservés pour les échanges. Il n'y a pas de voyageurs du pays ; à l'accueil, on parle anglais. Ce sont des sortes d'auberges de jeunesse de luxe.
Par chance, aujourd'hui le soleil était de la partie et la balade fut des plus agréables. Cuenta n'est pas la ville la plus typique que nous ayons visitée, mais c'est sans doute la plus jolie.
La ville comprend une cinquantaine d'églises et il nous est arrivé de débarquer en plein milieu d'une messe lorsque nous voulions en voir l'intérieur. Les Équatoriens sont très croyants.
Lors de ces excursions, les possibilités pour se restaurer sont légions. Tout les vingt mètres, on trouve des marchands qui proposent des préparations sur le trottoir, des cafés où des petits restaurants, parfois dans des cours intérieures, comme ce midi. On arrive toujours à très bien manger, à condition d'éviter les fritures locales et le fast-food international.
Nous avons choisi de passer une journée tranquille car le soir nous attendent les 8h00 de bus pour rejoindre Banos vers 2h00 du matin. C'est toujours une épreuve...
C’est peut-être le moment d'évoquer les transports en Équateur.
Les bus et le taxi sont les deux mamelles du transport en Équateur. Le train y est pour ainsi dire absent, comme la location de voiture, d’ailleurs. Le bus est utilisé pour les trajets moyens ou longs (voire très longs). Toutes les villes sont équipées d'une gare routière qui sert de départ et de terminus, mais on peut prendre n’importe quel bus qui passe en levant simplement la main et il vous dépose où vous le voulez, par exemple en plein virage sur une route passante au milieu de nulle part… Les trajets sont de ce fait très longs et il faut ajouter le mauvais état des routes qui se transforment volontiers en piste chaotique sans prévenir. Enfin, le circuit que nous avons choisit nous mène à chaque fois sur des routes de montagne. Par exemple, nous avons mis 2h45 pour faire les 85 km qui séparaient Cuenta d’Inguapirca. Les tarifs sont très bon marché et les chauffeurs cultivent le mythe du chauffard au klaxon facile avec pas mal de brio.
Côté taxis, ils sont jaunes et incroyablement nombreux. Lorsque l'idée d'aller quelque part vous passe par la tête, dans la minute qui suit un taxi disponible se présente. Les tarifs sont raisonnables à condition, parfois, de négocier un peu car on nous applique systématiquement le tarif touriste.
Dernier point sur la circulation : le piéton n'est pas roi, c'est peu de le dire. Même sur les passages piétons il doit courir pour traverser afin d'éviter les voitures qui ne montrent aucune volonté de ralentir. S'il ne court pas assez vite, il a droit au petit coup de klaxon d'usage.
Le soir nous arrivons à Banos à 1h15 du matin.
















Commentaires
Enregistrer un commentaire