Pour 8 $ en tout, la personne qui est venue nous chercher à l'aéroport la veille à 1h30, nous conduit à l'immense station de bus centrale de Guayaquil. C'est aussi ça l'équateur.
Grosse impression de pauvreté au sortir de la ville : logements de fortune, vendeurs sur le seuil de leur maison sur des étales crasseux de fortune. Quelques fruits ou bouteilles de soda... Dans le bus, de grandes photos à la gloire de Jésus.
Au début, ça roule plutôt bien, le chauffeur double dans des situations où on n'oserait pas le faire avec une voiture de 200 CV. Mais avec lui, ça passe...
Et puis arrêt total au milieu de nulle part. 1 heure, 2 heures. On finit par apprendre qu'un bus a pris feu devant nous, d'où l'embouteillage. Un mort quand même...
On sait qu'il faudra donc compter 2 heures de plus, mais ce bus est censé nous conduire à Nora, ce qui nous remonte le moral. Le dos, en revanche, crie à l'aide dans les virages de montagne.
Arrêt de notre chauffeur pour se faire une provision de bananes sur le bord de la route.
De temps à autre, des personnes montent dans le bus pour nous proposer des produits de la production locale.
N'importe qui peut arrêter le bus pour monter en levant simplement la main.
Arrivé à Loja, coup de théâtre : en raison des deux heures de retard, le bus ne nous emmènera pas à destination : terminus, tout le monde descend. On nous rembourse au prorata sans autre explication. Heureusement, en Équateur, à la moindre difficulté, les gens vous viennent en aide sans qu'on leur demande quoi que ce soit. Nous sommes donc dirigés vers un guichet puis vers un nouveau bus pour reprendre ce trajet interminable. Un passager nous propose un partage de connexion pour prévenir Nora de notre arrivée tardive.
Nous finissons par arriver, complètement vannés, mais heureux d'avoir atteint notre but. Nora est radieuse, et nous... exténués.
Nous mangeons un peu du repas qu'elle nous a gentiment préparé et allons en hâte rejoindre le lit qu'elle nous réservé dans sa collocation. Dodo.

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